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Conseils

TOUT SAVOIR


Plus qu’une tendance, un plébiscite ! Le parquet séduit de plus en plus de français. En 2007, 17,34 m2 étaient posés dans l’hexagone. Un chiffre qui ne cesse de progresser depuis 10 ans. Aujourd’hui, ses essences habillent toutes les pièces de la maison. Esthétique, naturel et résistant… ses multiples qualités remportent tous les suffrages.
«Le parquet est un terme réservé à tout revêtement de sol en bois ou à base de bois dont la couche d'usure (parement ou élément de parement) a au moins 2,5 mm d'épaisseur.» L’Union française des fabricants et entrepreneurs de parquets ne badine pas avec la noblesse de ce revêtement. Exit les sols stratifiés ! Le parquet demeure la seule référence. Rien d’étonnant à cela ! Il assure diversité, pureté et résistance. Roi des salles de concert, il participe aussi à la correction acoustique des pièces. Et puisqu’il est lisse, il n'accumule pas de poussières et évite donc certaines allergies. Ses innombrables qualités lui assurent en ce 21e siècle un regain de succès. En 2007, il représentait 7 % de la consommation. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Mais pour que cette parure transcende vraiment une pièce, il faut savoir la choisir, la mettre en valeur et l’entretenir avec soin. Sachez aussi que le coût d’un tel investissement dépendra de l’essence, de l’épaisseur et de la surface à couvrir... Ce qui peut aisément passer de 15 à 100 € le m² TTC.






Avec ses nombreux systèmes de mise en œuvre issus du stratifié, ses couleurs et ses finitions, le parquet contrecollé à la côte. Il représente plus de la moitié des demandes en France. Fabriqué en usine, il est constitué d’un parement en bois massif et de plusieurs sous-couches dérivées du bois. Il s’adapte à toutes les situations et quasiment à toutes les pièces selon la dureté de l’essence. Autre avantage : il n’a généralement pas besoin de finition puisque ses lames sont souvent prétraitées. Celles-ci peuvent être longues et plus ou moins large. La tendance est d’ailleurs aux grands formats pour reproduire les planchers anciens. Résultat : la pose est rapide et l’esthétique garantie. Face à un tel succès, le parquet massif garde tout de même le cap. Son extraordinaire résistance en fait un produit particulièrement adapté aux surfaces à usage intensif et aux pièces humides. Il assure un aspect brut très en vogue. En revanche, sa pose, uniquement collée ou clouée, demande davantage de dextérité. En outre, elle surélève beaucoup plus le sol qu’un contreplaqué. Il doit être verni, ciré ou huilé. Bon à savoir : les versions en dalle, appelées parquet mosaïque, facilitent le travail et conservent un bel effet. Reste le parquet traditionnel, quasiment plus utilisé de nos jours. Fabriqué de façon artisanale, il requiert un savoir-faire important et impose une installation complexe.





L’essence… c’est essentiel dans le choix d’un parquet. D’elle dépendra la couleur, l’aspect et surtout la durée de vie du sol. L’épicéa, le châtaigner et le pin maritime offrent une teinte claire tirant vers le blond. Le merisier, l’acajou et l’amarante virent, quant à eux sur le rouge. Avec le moabi, le noyer et l’iroko le brun domine. Enfin le niore, l’ébène et le bubinga garantissent une ambiance très foncée. En ce qui concerne la solidité, une classification répertorie les espèces, des plus souples aux plus résistantes.

  • Classe A : aulne épicéa, pin sylvestre, sapin.
  • Classe B : bouleau, bossé, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo, teck.
  • Classe C : afromosia, angélique, charme, chêne, érable, eucalyptus, frêne, hêtre, hiroko, makoré, moabi, movingui, orme.
  • Classe D : cabreuva, doussié, ipé, jatoba, merbau, wengé.

  • Selon l’usage final de la pièce et le degré de passage, il faudra sélectionner un produit plus ou moins dur. Si pour une chambre, le choix est illimité, les couloirs préféreront l’érable ou le frêne. Dans les salles de bain, le teck est roi, car il aime l’eau et est imputrescible. Le doussié ou l’iroko peuvent jouer les bons challengers. Côté tendance, la vogue est aujourd’hui aux essences tropicales même si le chêne reste une valeur sûre. Cependant, gare aux effets de mode. Seuls les professionnels sont les garants d’un plancher adapté à son environnement… Et ce, bien au-delà du goût.






    La finition aussi joue un rôle important dans l’aspect ultime du sol. De plus, elle définit le type d’entretien qui sera nécessaire. Ainsi, opter pour un parquet vitrifié, c’est miser sur un nettoyage sans souci. Le plus souvent de l’eau additionnée à un peu de détergent suffit pour éliminer les taches. Lorsque le vernis commence à perdre de son éclat, il est conseillé de passer un raviveur. De fait, il représente la finition la plus répandue. Côté esthétique, ce film transparent et protecteur peut être brillant, mat ou satiné. Ses tons sont très souvent chauds et naturels. L’huile, quant à elle, assure une protection en profondeur. Elle met particulièrement en valeur les bois bruts. Son entretien demande peu d’effort au quotidien mais impose de repasser une couche d’huile tous les 6 mois minimum. Son coût est assez élevé. La cire offre une patine et une odeur inimitable, mais elle est fragile, se tache au contact de l’eau et peut être glissante. Du coup, son emploi décline. Petite astuce pour les amateurs d’originalité, une teinture peut, juste avant la finition, modifier la couleur d’origine du bois. Mais attention, cette transformation est fragile et réservé aux parquets situés dans des lieux de faibles circulations.





    Selon l’assemblage des lames d’un parquet, l’aspect de la pièce peut radicalement changer. En jouant sur leur dimension et sur leur direction, il est possible de créer de véritables motifs de sol et même des illusions d’optiques. Très simplement, une pose en longueur étendra une pièce. Alors qu’une disposition en largeur, créera un effet d’ampleur. Le style le plus demandé est le parquet à l’anglaise. Ici, les travées sont toutes parallèles et selon la disposition des joints on parle de coupes perdues ou de coupe de pierre. Grand classique aussi, le point de Hongrie. Il offre une frise en zigzags à l’effet bicolore irrésistible. Parmi les décors intemporels, il faut aussi compter avec ceux de Versailles ou de Chantilly. Ces derniers rappellent l’ambiance des châteaux. Le parquet à bâtons rompus assure quant à lui diversité et originalité. Il est constitué de lames de mêmes dimensions posées perpendiculairement. Autre possibilité : le style pont de bateau, le modèle échelle ou damier courant… la variété est vraiment au rendez-vous. Et avec le talent des parqueteurs, de véritables œuvres d’art peuvent même apparaître sur les sols. A ne pas ignorer également : la marqueterie pour un effet grand luxe.





    Béton, plancher, bois… le parquet peut s’installer sur tous les supports, à condition que celui-ci soit plan, propre, poreux, stable, sain et sec. Seul bémol : la moquette qu’il est préférable de retirer avant de placer les lames de bois. Question technique : cloué, collé ou flottant, tout dépend du parquet choisi, du budget et de la qualité du bois. La première est une pose traditionnelle sur lambourdes employée pour les parquets massifs. Elle garantit la stabilité du bois. Elle n’est pas adaptée aux sols chauffants. La deuxième est une mise en place classique sur béton surfacé, panneaux contre-plaqués, chape flottante ou rapportée. Pour une meilleure isolation phonique, il est possible d’installer une sous-couche comme le liège. Elle concerne les parquets massifs ou contrecollés. Elle est conseillée sur les sols chauffants. La dernière est l’installation la plus simple. Elle n’est pas fixée au sol et s’adapte à tous les supports. Une sous-couche isolante est primordiale. Elle n’est valable que pour les parquets contrecollés.


    Si la qualité du produit joue un rôle important dans l’esthétisme et la durée de vie d’un parquet, la pose est, quant à elle, essentielle. Et sur ce point, rien ne remplace l’expertise d’un parqueteur diplômé. Seul un professionnel assumera un rôle de conseil efficace, assurera une installation optimale et garantira le respect de la réglementation. D’autant plus que sur ce dernier point l’actualité évolue très vite. Normes européennes, certifications qualités et niveaux acoustiques…doivent impérativement être examinés avant de se lancer dans l’habillage d’un sol.


    Homey.Maison
    Les Parquets

    Source : UFFEP

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